Un don en cadeau (1)

Quel a été le chemin par lequel Linda est passée pour avoir le bonheur de recevoir cet inestimable cadeau? Quels ont été les concours de circonstances la préparant à accueillir un tel présent? Si c’est un don, comment peut-on expliquer qu’elle a été choisie, elle plus qu’une autre, pour le recevoir? Est-ce qu’un don s’accueille avec facilité, sans condition? Le doute, qu’en est-il lorsque cela survient?

Extrait du livre Lumière sur l’au-delà, Linda Langevin.

Le bonheur n’est pas une récompense, mais une conséquence. [Robert Ingersoll]

Dans mon enfance, personne n’aurait pu deviner qu’un jour je possèderais des dons particuliers. J’étais une petite fille solitaire, renfermée, d’une sensibilité extrême, plutôt émotive et probablement beaucoup plus profonde, c’est-à-dire plus spirituelle que les autres de mon âge. Sans trop comprendre pourquoi, je n’étais pas bien dans ma peau. Étant très sensible, je pleurais souvent aux moindres propos ou problèmes ou face à différentes situations. Cependant, je ne pouvais pas me douter que cette sensibilité deviendrait ma force dans l’avenir pour percevoir et ressentir afin d’aider les gens. 

Toute jeune, j’ai vécu auprès d’une grande famille où il y avait beaucoup d’échanges, de discussions, de belles conversations, de vraies communications. J’ai appris, surtout avec la famille de ma mère, qu’il n’y avait pas de sujets tabous dans cette maison, permettant ainsi mon ouverture d’esprit et par le fait même de développer, en très bas âge, un meilleur jugement.

Ma grande curiosité m’a vite amenée à penser et à agir comme une grande fille, à devenir plus rapidement une adulte. Ce qui fait qu’à l’âge de dix-huit ans j’étais mariée, à vingt ans j’avais mon premier enfant, pour après six ans avoir ma propre famille composée de quatre enfants. Je voulais bâtir sur du solide et j’avais une foi inébranlable, une profondeur et une grande sensibilité envers ce que vivaient les autres. Tout me préparait à quelque chose de différent, de pas ordinaire, mais quoi?

Le déclencheur a été mon commerce d’aliments de produits naturels que mon associée et moi avons ouvert en 1991. Des personnes de tout genre y venaient, des clients avec d’autres croyances que les miennes, d’autres religions et animés par une soif de découvrir et d’apprendre sur différents sujets visant entre autres l’énergie et la spiritualité. Quand on voit les gens faire attention à leur alimentation, normalement on peut les définir comme étant des gens très profonds et sages, ayant une conscience élargie de ce qu’est une santé globale. Sachant que c’est un tout, des saines habitudes, des bonnes pensées et un regard tout autre sur la vie, ces gens nous enseignent sans s’en rendre compte. Ces personnes épanouies, équilibrées et pour la plupart très lumineuses, au fil du temps, petit à petit, m’ont fait voir autre chose à propos de la vie et de la manière de vivre, tellement, que j’ai eu le goût de les imiter.

Après cinq années au sein de cette entreprise, voilà qu’en 1996, je suis demandée au chevet de ma mère malade habitant au Saguenay. Pendant deux semaines, pourtant très malade, sans espoir de guérison et en phase terminale, nous l’avons veillée sans qu’elle ne réussisse à partir pour le grand voyage. Puis, un bon matin, assise près d’elle dans un silence recueilli, l’inattendu se produisit – l’événement marquant qui allait changer ma vie. 

Je la regarde et tout à coup, je vois apparaître une grande présence, très lumineuse, d’une densité exceptionnelle qui tout doucement prend maman dans ses bras en l’entourant d’un halo bleu d’une dimension d’environ trente-six centimètres de large. Pendant plus de deux heures, elle reste là sans quitter la pièce en la gardant contre elle. La seule certitude que j’ai à ce moment-là, c’est que ce n’est pas la Vierge Marie – ça j’en suis certaine. Je la vois tellement parfaitement que je suis persuadée que mes frères et ma sœur la voient eux aussi.  

Sous l’effet de la surprise et de l’émerveillement, je leur fais part de ma vision croyant qu’ils allaient corroborer mes dires. Eh bien, non! Étrangement, je suis la seule à la voir. Leur réaction, sans exception, est de me qualifier de privilégiée du fait d’avoir la chance de voir un tel phénomène, rien de plus. J’ai à ce moment-là trente-trois ans. Après le départ de cette présence, dix minutes plus tard, maman a quitté le monde terrestre pour rejoindre l’au-delà.

Convaincue de ce que je viens de voir, je peux me rassurer et me dire que je n’ai pas la berlue, car je me sens habitée de cette vision, de cette présence lumineuse et énergisante. Tout de suite après cette apparition, c’est plus fort que moi, j’ai le besoin d’écrire un message pour ma mère. C’est bizarre, mais j’entends une voix qui me dicte les mots. Je ne peux expliquer d’où vient la voix mais je sais que ce que j’écris m’est inspiré par mes ressentis provenant du cœur, par une voix sortant de moi, de mon cœur. J’ai la certitude que ce qui est en train de se passer est certes réel, mais n’est pas tout à fait normal. C’est toutefois une expérience fantastique et d’une intensité peu commune – inoubliable quoi… Comment l’expliquer? Je n’en sais rien. Je n’arrive pas encore à tout comprendre.

Voici le texte inspiré écrit pour ma maman lequel j’ai lu à ses obsèques, sans pleurer, me tenant debout devant l’assemblée très ancrée et remplie de cette présence lumineuse. Il faut préciser ici que ma mère était une très grande pianiste. Paralysée pendant les dix dernières années de sa vie, elle ne pouvait plus en jouer.

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Extrait du livre Lumière sur l’au-delà, Linda Langevin.

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