Un don en cadeau (2)

Extrait du livre Lumière sur l’au-delà, Linda Langevin.

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Voici le texte inspiré écrit pour ma maman lequel j’ai lu à ses obsèques, sans pleurer, me tenant debout devant l’assemblée très ancrée et remplie de cette présence lumineuse. Il faut préciser ici que ma mère était une très grande pianiste. Paralysée pendant les dix dernières années de sa vie, elle ne pouvait plus en jouer.

Le Piano

Le piano a tout dit. Il nous enchaîne derrière lui par sa douce mélodie. Qui était l’auteur de cette mélodie? Une femme assise derrière lui aime son instrument. Ses mains se sont tues, mais pas son cœur d’enfant. Comme la lumière, cette femme guette l’instant où ils se reparleront.

Le piano lui attend sa musicienne, la vague à l’âme et l’oreille solitaire. Que de souvenirs ils ont ensemble, bien des rassemblements autour de cette musicienne. Par sa passion, elle nous entraînait à l’unisson à chanter et à danser. Elle aimait jouer, entourée des siens ce qui débutait bien des fêtes de famille.

Maintenant dans le jardin céleste, la musicienne a retrouvé l’agilité de ses mains. Elle et le piano ne font plus qu’un. Ils nous offrent leur plus belle balade, écoutons-la quelques instants.

8 décembre 1996

Cette journée-là, à l’hôpital, ma vision a été encore plus précise que ce qui m’a été donné de voir jusqu’à aujourd’hui. J’ai compris, beaucoup plus tard, qu’ils ne voulaient pas que j’aie de doute sur leur présence. J’entendais, j’écoutais, je voyais et je peux vous avouer que je n’ai pas eu peur du tout. Cependant, je ne savais pas à qui en parler, car à part ma famille, dire aux gens que j’entendais des voix, c’était impensable et surtout difficile à exprimer sans s’attendre à recevoir des jugements désobligeants. Il ne faut pas oublier qu’on doit faire un retour en arrière de vingt-deux ans. À cette époque, on ne parlait pas de ce genre de choses. Ce n’était pas très courant encore moins facile à aborder, interdit, voire improbable de penser parler de ces phénomènes inexplicables.

Par la suite, j’ai commencé à écrire des messages aux gens qui me le demandaient. Seulement par le nom et le prénom, je savais ce que je devais écrire. Le texte se transposait dans mon cœur et je pouvais leur exprimer ce qu’ils avaient à entendre et à apprendre. Ce n’était pas de l’écriture automatique car mon crayon ne bougeait pas tout seul.

À l’époque, ça commençait toujours de la même façon. Je voyais une voie ferrée et le texte roulait en dictée. C’était de l’écriture inspirée, mais inspirée de qui? En fait, elle provenait des guides de lumière et des anges auxquels j’ai dû m’habituer. Ils se connectaient à moi dans mon dos, à l’endroit qu’on appelle « bosse de bison » et chaque fois je ressentais une douleur. Oh! pas énorme, mais assez pour être dérangeante. Mais, tout ce travail de canalisation ou « channelling » était nécessaire et servait à aider les gens en leur apprenant à se connaître davantage et à savoir sur quoi ils devaient travailler dans leur incarnation.

Ayant fermé mon magasin d’aliments naturels, peu de temps après, j’ai commencé à travailler durant le jour chez les concessionnaires automobiles alors que le soir et le week-end j’écrivais des textes – écritures inspirées – pour différentes personnes. Je les présentais sur du papier-parchemin avec une calligraphie digne des manuscrits anciens, accompagnés de dessins, ce qui était fort apprécié. Malgré cela, je conservais mon emploi chez les concessionnaires, probablement parce qu’à ce moment-là les guides me préféraient à cet endroit voyant que ce milieu m’aidait à demeurer terre à terre et bien ancrée pour accomplir mon travail de messagère.

Un beau jour après quatre à cinq ans à écrire pour tous et chacun, une cliente médium qui venait de temps en temps chez Toyota et qui me connaissait depuis longtemps a dit à mon patron : mais qu’est-ce qu’elle fait encore ici celle-là? Elle a une autre mission que de préparer des factures et vendre des pneus. Ayant entendu ses propos, je la regarde toute surprise et elle rajoute : bien oui madame! Que faites-vous encore ici? Mon patron de répondre en riant : on ne saurait se passer d’elle, on le sait, c’est notre sorcière bien-aimée.

Faisant fi de leur discussion, je continue donc mon travail en essayant d’oublier ce qui vient de se passer. Trois semaines plus tard après cet évènement, voilà qu’une autre cliente qui faisait des consultations de voyance depuis au moins trente ans me fait venir dans la salle d’attente de Toyota pour me dire : je m’attends toujours en arrivant que vous ne soyez plus là. Le meilleur service que votre employeur pourrait vous rendre serait de vous licencier. Moi de répondre : mais il faut que je travaille pour gagner ma vie madame! Elle me regarda et me dit : mais avec le don que vous avez, en l’exploitant vous pourriez gagner de l’argent sans pour autant quitter votre emploi, du moins au début. Vous pourriez vous organiser pour garder votre travail quelques jours par semaine et vivre de votre don le reste du temps. Puis, elle ajouta la phrase fatidique, les quelques mots qui me portèrent à réfléchir : je vous laisse un mois pour vous décider!

À ce moment-là, je me suis dit : eh bien, non! ce ne sera pas une voyante qui va décider de ma vie. J’ai laissé aller les choses et trois semaines plus tard, une poussée très forte à l’intérieur de moi s’est fait sentir m’amenant à vouloir à tout prix honorer mes dons. Alors, j’ai décidé de prendre ma vie en main et d’écouter le conseil de cette voyante, garder mon emploi en travaillant trois jours par semaine et les deux autres jours allaient être utilisés pour des séances de médiumnité, ce qui allait faire en sorte qu’au lieu d’écrire j’allais leur répondre directement. Je passerais par les voies de la canalisation avec le guide de la personne ou avec son ou ses anges. Une seule étape à franchir, attendre le bon moment pour l’annoncer à mes patrons. Plus aucun doute, je savais que ma décision était irrévocable. Tout était clair dans mes pensées, je devais faire ce que le créateur me demandait. Nulle question de changer d’idée!

Une fois les décisions prises, il me fallait faire confiance et mon intuition ne m’a pas trahie – je n’ai jamais manqué de travail. Les guides ont fait tout leur possible pour que tout se passe selon le plan et le contrat d’âme signé. Je l’ai su assez rapidement même si parfois le doute réapparaissait – oui il y a des moments de doute envers cette dite mission. Il faut simplement honorer les talents qui nous sont prêtés.

Mais, un beau jour, mon guide personnel s’est volatilisé et pendant quelques mois, ce fut le vide total. Par chance qu’un autre médium que j’avais rencontré m’avait avisée qu’un tel changement pourrait survenir. Quand c’est arrivé, je me suis retrouvée pendant six mois sans guide. Je n’entendais et ne voyais plus rien. Je ne cessais de répéter, pareil à maître Jésus : Père, Père, pourquoi m’as-tu abandonnée? Je peux vous dire que j’ai vraiment eu peur de ne plus retrouver mon don. Quand j’ai accueilli en mon cœur le guide qui s’est présenté à moi et que j’ai entendu et vu de nouveau, j’étais très heureuse, soulagée, remplie de gratitude. Plus jamais une telle situation s’est produite car aussitôt qu’un guide partait, un autre prenait le relais. Dieu merci…

Extrait du livre Lumière sur l’au-delà, Linda Langevin.

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